Changer perspective avec Sirsasana

Vous pensez qu’on se met sur la tête seulement pour s’amuser ou frimer ? Eh non… Enfin si, peut être pour certains c’est le cas, mais la posture sur la tête appelé Sirsasana en sanscrit, apporte un nombre de bienfaits physique et psychique impressionnantes… Ce n’est ne pas pour rien qu’on réfère à Sirsasana comme LA posture la plus importante dans la pratique du yoga ! Le roi des asana (posture).

Tout le monde (presque) peut apprendre à maitriser cette posture, qui parfois peut faire peur à première approche. Mais c’est possible, et beaucoup plus accessible qu’on s’imagine au début ! Avec une pratique réguliere la posture sera accessible à tout âge. Moi même j’ai commencé à pratiquer cette posture il y a environ 1 an seulement  – au début chaque jour pendant quelques semaines, maintenant quand je ressens le besoin et l’envie. Parfois plusieurs fois dans la semaine, parfois un peu moins. J’ai vraiment appris à aimer cette posture, vous allez découvrir les bienfaits un peu plus bas dans le texte et je peux vous dire que les effets sont assez bluffants. Quand je suis en manque d’énergie c’est une posture qui me revitalise ilico !

Bien sûr cela n’est pas une posture pour les débutants ; il y a des variations plus accessibles quand on s’initie au yoga. Les inversions comme chien tête en bas (adho mukha svanasana), la chandelle (sarvangasana) et le L inversé (viparita karani) et demi pont (setu bandhasana) avec ses variations soutenues même avec une chaise, vous apportent un grand nombre des bienfaits de Sirsasana. Alors il vaut mieux être prudent au début de sa pratique; rester dans la bienveillance avec son corps et progresser lentement sans blessures, plutôt que de se précipiter et blesser sa nuque et être forcé à renoncer définitivement à la posture finale.

Voici quelques mots sur Les bienfaits de Sirsasana: 

La posture favorise l’équilibre mental et un bien-être physique sur de nombreux plans : notre oxygénation est améliorée, la respiration est plus lente et apaisée, ce qui apporte simultanément la détente mentale. Il n’y a aucune autre posture qui apporte autant de sang frais vers le cerveau ce qui le nourrit profondément et l’aide à se régénérer et à retrouver l’énergie. Rien de mieux après une longue journée pour chasser la fatigue ou en début de journée pour faire le plein d’énergie ! Au même temps, cette posture stimule la thyroïde pour le bon fonctionnement général de l’organisme et renforce notre système nerveux.

Les bienfaits ne s’arrêtent pas là ! Sirsasana favorise aussi la clarté de l’esprit, la concentration et pour cela c’est une excellente posture pour se preparer à la méditation. La circulation en général est améliorée et l’apport en oxygène augmente pour soutenir le bon fonctionnement de tous nos organes vitaux, notamment le cœur ! Quand on prends la posture de Sirsasana on soulage les jambes lourdes et c’est une façon naturelle et efficace pour lutter contre les varices. Les jambes et les abdominaux sont tonifiés, la colonne, les épaules, le cou, et les bras renforcés ! La posture soulage aussi en  cas de constipation, indigestion, insomnies, angoisses, dépression, maladies ORL….

Peut-être ces arguments vous ont déjà convaincu pour vous mettre à la pratique ?

Mais cela ne s’arrête pas aux bienfaits physique ; se mettre à l’envers, la tête enraciné dans la terre nous aide à changer perspective sur la vie, sur notre vie et les circonstances…Cela amène à prendre du recul et d’avancer. La posture sur la tête nous aide également à dépasser nos peurs et nos préjugés. Il faut arriver à lâcher prise pour apprivoiser la posture, à ne pas rester figé à l’idée de nous mettre à l’envers et perdre l’équilibre, ne pas rester figé à l’idée de l’inconnu… Le lâcher prise permets une libération profonde sur tous les plans. Avec le lâcher prise nous arrêtons de vouloir tout contrôler, les tensions de l’esprit et du corps commence à disparaître.

Cela vous donne envie ? Voici la méthode: 

Si vous êtes débutante, je vous conseille de tout mon cœur de commencer à pratiquer les premières fois avec un prof, cela fait toute la différence pour commencer une pratique « juste » pour vous et ne pas installer des faux « reflexes » dès le début.

Si vous avez une fragilité dans les cervicales la posture n’est pas recommandée. La méthode à suivre est  un exemple, il y a d’autres façon d’entrer et de sortir de la posture bien sûr (aussi en fonction de votre niveau) mais voilà une explication de base pour les novices ! Pour bien maitriser Sirsasana il faut commencer par travailler la force de ses avant-bras, les épaules et la nuque et renforcer la sangle abdominale (par ex chien tête en bas classique et sur les avant bras, le bateau (navasana), la planche (kumbhakasana) and so on….. C’est aussi important d’avoir les ischio-jambiers assez souples (muscles de l’arrière de la cuisse), car s’ils sont trop raides et serrés vous allez avoir du mal à monter les jambes – faire des fentes et la pince (paschimottanasana) par ex . Quand ces muscles sont souples et étirés on peut avoir la sensation en prenant la posture que les jambes montent toutes seuls, aucun effort à faire !

Commencer par visualiser la posture les yeux fermés, et imaginez comment vous montez et comment vous restez avec aisance et calme. Utiliser la respiration abdominale pour vous centrer quelques instants et installer un souffle ample avant de vous lancer.

  1. Sur un tapis ou une couverture plié : Placez-vous en Balasana- la posture de l’enfant, avec les avant-bras placés devant vous sur le sol. Croisez les bras pour attraper les coudes avec les mains pour avoir la bonne distance entre les bras ; ils doivent être de la largeur de vos épaules ! Entrelacez les doigts pour pour faire comme une coupe avec les 2 mains ensemble, paumes de mains vers vous, ouvertes. Veillez à ne pas rester avec les mains et poignées trop contractés.
  2. Posez votre sommet de crane au sol avec l’arrière de la tête contre vos mains, veillez à garder la bonne distance entre les avant-bras, et appuyez fermement les avant-bras et les poignées dans le sol sans être « crispé ». Les coudes et le sommet de crane forme un triangle.
  3. Commencez à marcher doucement vers les coudes, talons levés, jusque placer le bassin au-dessus de la tête, sur les points de pieds. Décoller avec une jambe, garder cette jambe pliée tout près du corps. Trouver l’équilibre ici et décoller de la même façon avec l’autre jambe. Pensez à pousser dans les avant-bras pour ne pas avoir trop de pression sur les cervicales, éloignes les épaules de vos oreilles- on ne veut pas « s’effondrer » sur le cou ». Les omoplates sont serrées et glissent vers le haut, vers les fessiers. Les côtes flottantes sont rentrées. Essayez de garder le poids équilibré entre vos deux bras.
  4. Montez lentement les jambes en les étirant vers le ciel. Respirer calmement, fixez un point et essayez de trouver la détente dans la posture. Ne restez pas plus que 10 secondes au début et augmentez le temps progressivement.
  5. Pour revenir, descendez lentement et avec control une jambe à la fois et placer vous en posture de Balasana/l’enfant pendant quelques respirations et détendez-vous.

Bonne pratique à vous! N’hésitez pas si vous avez des questions 🙂

Love N

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